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Selon une étude environnementale menée par Terrachoice, le «lavage vert» est le fait de tromper les consommateurs à propos des pratiques environnementales d’une entreprise ou des avantages environnementaux d’un produit ou service.
Les six tendances qui se dégagent en «lavage vert» sont les suivantes:
Péché du compromis caché
Le péché du compromis caché est commis lorsqu’on laisse croire qu’un produit est «vert» en fonction d’un seul critère environnemental (le contenu recyclé du papier, par exemple) ou une série de critères déraisonnablement restreints (contenu recyclé et non blanchi au chlore) sans tenir compte d’autres questions environnementales importantes, sinon même plus importantes (comme l’énergie consommée, le réchauffement climatique causé, l’eau et les conséquences du papier sur la forêt). De telles prétentions sont généralement véridiques mais elles sont destinées à dépeindre une image «plus verte» que ne le ferait une analyse environnementale plus complète du produit.
Exemple: Les compagnies d’appareils électroniques qui font la promotion de l’efficacité énergétique de leurs appareils sans tenir compte de leur contenu en matière dangereuse ou les compagnies de produits du papier qui font la promotion du contenu recyclé de leur papier sans aucun souci des conséquences polluantes de la fabrication de ces produits.
Péché d’absence de preuve
Toute prétention environnementale qui ne peut être étayée par une information facilement accessible, ou par l’agrément d’une tierce partie constitue la commission du péché d’«absence de preuve».
Exemple: Plusieurs shampoings se prétendant «agréés organiques», mais dont nos recherches n’ont pas réussi à trouver l’agrément.
Péché d’imprécision
Le péché d’imprécision est commis par toute prétention mal définie ou don’t la définition est si vague qu’elle peut prêter à mauvaise interprétation par le consommateur ciblé.
Exemple: «Non-toxique». En quantité suffisante, tout devient toxique. L’eau, l’oxygène et le sel constituent un danger potentiel.
Péché de non-pertinence
Le péché de non-pertinence est commis lorsque la prétention environnementale, bien que vraie, n’en demeure pas moins insignifiante et inutile pour le consommateur qui préfère acheter des produits qui ne nuisent pas à l’environnement. La prétention est, par conséquent, non-pertinente et ainsi, détourne le consommateur de la recherche d’un choix plus vert.
Exemple: Les compagnies prétendant que leur produit est sans chlorofluorocarbures (CFC) alors que cela fait déjà trente ans que les chlorofluocarbures ont été interdits.
Péché du moindre de deux maux
Ce sont des prétentions «vertes» qui peuvent se vérifier dans une catégorie de produits, mais qui pourraient détourner le consommateur des impacts environnementaux de l’ensemble de la catégorie.
Exemple: Le tabac organique ou les insecticides et herbicides «verts».
Péché d’affabulation
Le péché d’affabulation est commis lorsque les prétentions environnementales faites sont totalement fausses.
Exemple: Une fausse prétention de certification.
Cliquez ici pour consulter l’étude complète.
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